Assez de surenchères xénophobes, Solidarité avec les migrant-e-s. Rassemblement Vendredi 13 janvier à 17h : devant l’Hôtel de Région.

Conférence de presse publique pendant les vœux du Conseil régional.

Les migrant-es de Méditerranée et d’ailleurs sont l’objet d’échanges et de débats nauséabonds depuis plusieurs mois, avec une violence dans l’expression des propos désormais sans limite. Alors que ces personnes fuient la misère et la guerre, des voix s’élèvent pour exprimer le rejet de l’autre, de l’étranger. Tout en brandissant le drapeau et entonnant l’hymne national, ces voix hurlent et vocifèrent des slogans haineux.

Les élus du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, présidé par Christian Estrosi, et confortés par les politiques des gouvernements successifs, se situent dans le droit fil de cette stratégie en adoptant une motion contre l’accueil des migrants dans la région, lors de l’assemblée plénière du jeudi 3 novembre 2016. Ainsi, a été adoptée à l’unanimité (120 voix), moins une abstention et deux « non vote », une motion qui vise à s’opposer à l’accueil des migrants dits « clandestins ».

Nous assistons une fois de plus à la convergence d’idées entre des représentants de la droite à la Région PACA et l’extrême droite à propos de la question de l’accueil des réfugiés. Face à l’effroyable réalité de près de 4 000 morts en Méditerranée en 2016 auxquels s’ajoutent ceux des années précédentes, peut-on admettre que notre pays ne soit plus en capacité de proposer des réponses adaptées avec dignité ? Peut-on vraiment croire que notre pays ne puisse plus répondre à son idéal d’universalité des valeurs d’égalité et de fraternité ?

Historiquement terre d’accueil la population de notre région s’est constituée par vagues et apports successifs. Les campagnes électorales ne doivent pas devenir un concours Lépine de la surenchère au repli sur soi, au triomphe du nationalisme, des idées réactionnaires.

  • Les organisations signataires condamnent vivement cette position politique de l’Assemblée régionale qui va à l’encontre de principes de fraternité et de solidarité de notre République.
  •  Elles s’engagent dans un devoir de solidarité en accueillant tous les enfants scolarisés et scolarisables sans distinction, quelles que soient les difficultés et les moyens insuffisants dans les écoles, collèges, lycées ou universités.
  •  Elles réclament les moyens nécessaires pour assurer leur réussite pour faire valoir le droit imprescriptible à l’éducation de tous.
  •  Les organisations signataires de ce texte appellent l’ensemble de leurs adhérents et au delà tous les citoyens à tout mettre en œuvre afin de combattre ces idées xénophobes, lutter contre toutes les formes de discrimination, poursuivre l’investissement dans les actions solidaires en faveur de l’accueil des réfugiés et des migrants.
  •  Elles condamnent les poursuites pénales engagées contre des militants ou de simples citoyens qui donnent un sens au mot asile, hospitalité et solidarité.
  •  Elles appellent à renforcer la vigilance et le suivi des décisions des autorités préfectorales qui s’opposeraient à l’accueil des migrants et à leur nécessaire régularisation (refus de titres de séjour).
  •  Elles agissent pour la mise en œuvre d’une prise en charge décente et digne sur le plan du logement, de la santé, de l’insertion économique, d’un revenu minimum.

Elles font de cette charte un point d’appui et militent pour la multiplication des initiatives solidaires dont elles se feront le porte-voix.

Premiers signataires :

ATTAC 13, Centre Evolutif Lilith, CGT-Educ’action 13, CGT-SFA, Cimade, CNT-SO 13, Collectif citoyen et solidaire en pays salonais, Femmes solidaires Marseille, FERC Sup CGT (Univ Aix-Mars), FGR-FP, FSU 13, LDH 13, LDH Martigues, Mouvement de la Paix 13, MRAP 13, Résister aujourd’hui, RESF 13, RESF Ouest Etang de Berre, , SFR-FSU, SNASUB-FSU, SNES-FSU, SNEP-FSU, SNETAP-FSU PACA, SNPES13, SNUIPP-FSU 13, Solidaires 13, SYNPTAC-CGT Paca, , UNEF Aix-Marseille, UNL 13 , VISA 13

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Manifestation de soutien aux migrant-e-s à l’occasion de la journée internationale contre le racisme à l’appel de 48 associations et syndicats de PACA

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Loi sur le devoir de vigilance des multinationales : nos organisations défendent le texte devant le Conseil constitutionnel

Communiqué commun : ActionAid France-Peuples solidaires, Les Amis de la Terre France, Amnesty International France, le CCFD-Terre Solidaire, le Collectif Ethique sur l’étiquette, Sherpa, la Ligue des droits de l’Homme, la CFDT et la CGT

Paris, le 7 mars 2017
 
Vendredi 3 mars 2017, ActionAid France-Peuples solidaires, Les Amis de la Terre France, Amnesty International France, le CCFD-Terre Solidaire, le Collectif Ethique sur l’étiquette, Sherpa, la Ligue des droits de l’Homme, la CFDT et la CGT ont adressé un mémoire au Conseil constitutionnel, afin de défendre la loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre. Saisi le 23 février par des députés et sénateurs Les Républicains sur la constitutionnalité de ce texte, le Conseil constitutionnel devrait rendre sa décision mi-mars.
La loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordres, adoptée le 21 février dernier, a été déférée par des députés et des sénateurs du groupe Les Républicains devant le Conseil constitutionnel 48 heures après son adoption. La veille, le Medef avait déjà annoncé avoir envoyé un mémoire au Conseil pour « alerter » sur une possible inconstitutionnalité du texte.
En réponse, nos organisations, mobilisées depuis le début des discussions autour de cette loi, ont également adressé un mémoire au Conseil constitutionnel afin de démontrer la conformité de la loi à la Constitution.
Claire et intelligible, cette loi nécessaire vise à prévenir les atteintes graves aux droits humains et à l’environnement que peuvent causer les très grandes entreprises via leurs activités et celles de leurs filiales, sous-traitants et fournisseurs. Elle impose simplement aux grands groupes de rédiger et mettre en œuvre un plan de vigilance pour éviter que leurs activités ne portent atteinte aux droits fondamentaux et à l’environnement.
Depuis 4 ans, des organisations patronales se sont opposées systématiquement à l’adoption de ce texte de progrès, arguant que les normes volontaires qu’elles s’imposent sont suffisamment efficaces, à l’inverse des dispositions contraignantes. Or, ces démarches volontaires ont montré depuis plusieurs décennies leurs insuffisances.
Sauf à accepter que la liberté d’entreprendre prenne le pas sur le respect des droits fondamentaux des individus, une censure du Conseil constitutionnel serait incompréhensible.
 Des porte-paroles sont disponibles pour des interviews
 A télécharger : Loi sur le devoir de vigilance des multinationales : nos organisations défendent le texte devant le Conseil constitutionnel 

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Comment résistons-nous aujourd’hui ? / Samedi 1 avril / 9h-17h / Toursky

Vers de nouveaux sentiers de résistance
2ème rencontre : samedi 1 avril de 9h à 17h
Au théâtre Toursky – Marseille
 

Sur le thème : Comment résistons-nous aujourd’hui ?

Quelles ont été nos stratégies de résistance toutes ces dernières années ? Quel en est le bilan ?

Comment tentons-nous de résister aujourd’hui pour demain ? 

 
Cette rencontre fait suite à une 1ère sur le thème : Contre quoi résistons-nous ? Un résumé en sera présenté.
Retenez déjà la 3ème rencontre, samedi 10 et dimanche 11 juin à Gordes
Sur le thème : Pourquoi et pour quoi résistons-nous ?

Quelles alternatives pour demain ? Quelles stratégies pour y arriver ?

 

 
Programme :

Synthèse de la première journée : Contre quoi résistons-nous ?

La stratégie du néolibéralisme depuis les années 80s.

Retour sur le passé de nos stratégies ; analyse par domaine

Bilan : A quelles conditions et dans quels contextes nos stratégies peuvent-elle marcher ?

Etude de cas dans nos 6 domaines d’étude

Compte-rendu en plénière
Thématiques des échanges :

1. Ecologie : sauvegarder l’écosystème planétaire – Personne ressource : Catherine Milard, Collectif Climat

2. Economie : repenser le partage des richesses et réduire les inégalités – Personne ressources : Jean-Pierre Brundu, Université Populaire d’Aubagne

3. Travail : une activité humaine épanouissante au service de la collectivité et non pas d’une logique productiviste – Personne ressource :

4. Migrations : refonder une culture de l’hospitalité/garantir l’accueil des étranger – Personne ressource : Jean-Pierre Cavalié, La Cimade

5. Politique : réinventer la démocratie/le vivre ensemble – Personne ressource : André Koulberg, Ligue des Droits de l’Homme, Université Populaire d’Aix en Provence

6. Culture : remettre la culture/éducation au coeur du projet politique – Personne ressource : Catherine Lecoq, comédienne, Monique Espinar, Résister Aujourd’hui

 
Ces rencontres s’adressent aux militant-e-s qui souhaitent prendre du recul par rapport à leur pratique, en se confrontant à d’autres démarches, d’autres analyses, dans d’autres domaines que le leur.
Pourquoi ces rencontres ?
Face à la dégradation très grave et généralisée de la vie sociale et politique, tant nationalement qu’inter-nationalement, nombre de militant-e-s alternent entre l’engagement et la déprime. Submergés par l’ampleur de la tâche, nous passons l’essentiel de notre temps et de notre énergie à limiter les dégâts sans lutter contre les causes, à aider des personnes sans trouver vraiment les moyens de démarches collectives et par là même politiques.
En un mot, nous résistons mais, malgré de louables efforts, nous peinons, collectivement et de façon organisée, à assumer la résistance dans toutes ses dimensions, « incontournables, inséparables et complémentaires »1, car résister, c’est :

– Refuser la politique actuelle, et proposer des alternatives ;

– S’engager dans une autre façon de vivre, tant personnellement que collectivement, avec les personnes qui nous entourent et celles qui sont loin géographiquement.

– Adopter une démarche tout autant concrète qu’intellectuelle et même spirituelle au sens large du terme, bien entendu, car c’est une façon de reposer le sens.

 

Infos pratiques :

Déjeuner convivial façon « Auberge espagnole » : merci d’apporter un petit en-cas à Partager

Libre participation Aux Frais.
Comment se rendre au ThéâtreToursky :

En métro, ligne 2 (rouge), station National

En bus, avec le n°89, arrêt Auphan / Vaillant ou le n° 49 arretCristofol / National

En voiture : dans le quartier de Saint-Mauront, le Théâtre Toursky est indiqué à l’angle

du boulevard National et de la rue Félix Pyat. Depuis l’autoroute A7, emprunter la sortie

« Cinq avenues/Belle de Mai ». Au feu, tourner à droite dans la traverse de Gibbes, puis

suivre le fléchage vers le Théâtre. Depuis le boulevard de Plombières, le Théâtre est

indiqué au bout du boulevard, sur votre gauche.

Parking gardé rue Auphan, 4 € la journée

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Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, à Marseille : 

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Conférence et débat le 25 mars : Migrants, réfugiés, exilés, nous, citoyens ?

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 Appel à rassemblement ‘Avec Théo et les autres victimes’ à l’initiative du Cran, de la LDH, du Mrap, de SOS Racisme, de la CGT et de la FSU : le samedi 18 février 2017, à Paris, à 15h, place de la République. D’autres rassemblements seront organisés en France

Avec Théo et les autres victimes
Rassemblement à Paris, samedi 18 février 2017, 

à 15h, place de la République.
A l’initiative des organisations suivantes : Cran, 

Ligue des droits de l’Homme, Mrap, SOS 

Racisme, CGT et FSU
Les faits qui se sont produits à Aulnay-sous-Bois 

sont graves.
Le déni par les autorités policières, les 

déclarations racistes qui en ont suivi sont 

inacceptables. Inacceptables pour les premiers 

visés, qui supportent quotidiennement des 

contrôles dont chacun sait qu’ils n’ont qu’un très 

lointain rapport avec la réalité de la délinquance.
Inacceptables pour toutes celles et ceux qui 

souhaitent bénéficier d’une police respectueuse 

des personnes et de leurs droits, garante des 

libertés et de la sécurité publique.
Inacceptables, enfin, pour la police elle-même, 

dont l’honneur est entaché par ces 

comportements.
Lorsque des agents ayant autorité outrepassent 

leurs droits et violent ceux des autres, ils 

menacent le pacte républicain qu’ils sont chargés 

de défendre.
Les faits qui se sont déroulés à Aulnay sont 

d’une exceptionnelle gravité. Mais ils sont loin 

d’être isolés. Il est temps d’y porter un coup 

d’arrêt, temps de réaliser qu’au-delà des faits 

incriminés, c’est l’ordre public lui-même qui est 

mis en cause, et, avec lui, la sécurité de toutes et 

tous.
Nous rappelons avec force que la loi puise sa 

force dans le fait qu’elle vaut pour tous et que la 

République n’a d’avenir que dans le respect de 

sa devise.
C’est pourquoi nous appelons toutes celles et 

ceux qui ont à cœur les valeurs d’humanité, 

toutes celles et ceux qui veulent opposer l’égalité 

et la fraternité au racisme et au mépris social, 

toutes celles et ceux qui jugent urgent de rétablir 

la confiance entre les citoyens et les forces de 

l’ordre, à organiser des rassemblements 

largement unitaires de solidarité et de

protestation le samedi 18 février 2017, en 

soutien à Théo, contre des dérives policières 

auxquelles il faut porter un coup d’arrêt.
Nous appelons le gouvernement à prendre la 

mesure de la gravité des événements et à 

prendre en compte les propositions portées par 

la société civile en matière de lutte contre le 

racisme et de sécurité publique.
 

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Un insupportable harcèlement dans la vallée de la Roya

Cédric Herrou, interpellé pour la troisième fois depuis le mois d’août, est actuellement en garde à vue. Une fois de plus, il lui est reproché de venir en

aide à des migrants en grande détresse dans la vallée de la Roya. Le soutien dont il a bénéficié lors de son procès à Nice, le 4 janvier, montre qu’il est devenu la figure emblématique d’un large mouvement de solidarité envers des femmes et des hommes que la guerre ou la pauvreté ont jetés sur les routes de l’exil, au péril même de leur vie. Rappelons aussi que parmi ceux qui sont aidés par les habitants de cette vallée, il se trouve des mineurs dont la prise en charge par l’aide sociale à l’enfance ne devrait poser aucun problème, conformément aux engagements internationaux pris par la France.

Cette fois-ci, l’interpellation de Cédric Herrou a été accompagnée d’une perquisition à son domicile, avec un impressionnant déploiement de forces de gendarmerie, casquées, équipées de gilets pare-balles, comme si la situation relevait du grand banditisme ou de la lutte antiterroriste. Une journaliste présente sur les lieux a été plaquée au sol.

La LDH dénonce avec force le harcèlement dont fait l’objet Cédric Herrou et exige sa libération immédiate. Elle dénonce aussi les conditions inadmissibles dans lesquelles s’est déroulée cette perquisition. Il est grand temps que cessent de telles pratiques qui font honte à tous ceux qui s’attachent à faire vivre le mot
« solidarité ».

paris, le 20 janvier 2015

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Procès Simbikangwa en appel : 25 ans sur Radio Galère vendredi

Un membre de la Ligue des droits de l’homme à Marseille commentera le verdict et les tenants et aboutissants de ce proçès dans lequel la LDH est partie civile sur Radio Galère ce vendredi 9 décembre de 12h30 à 13h30.Fréquence : 88.4 FM

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Rencontre-débat : Réfugiés d’hier, réfugiés d’aujourd’hui : Du refuge et de l’exil à la culture

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